Nous sommes à la croisée des chemins : la classe dirigeante cherche désespérément à maintenir son pouvoir et son régime politique. Face à cette mascarade, il n’est pas étonnant que de nombreux appels nationaux circulent pour une mobilisation massive le 10 septembre. Cette classe politique, totalement illégitime, est incapable de relever le pays sans verser dans l’économie de guerre, l’austérité et la casse méthodique de nos services publics. La preuve : Bayrou, dont le budget d’austérité a été si unanimement désavoué (même par le MEDEF !) est déjà en train de prier pour que l’Assemblée le laisse s’enfuir dès le 8 septembre. Son départ ne sera pas une solution, mais le signal que la bataille ne fait que commencer. Nous nourrissons cette classe parasitaire par la sueur de nos fronts, en lui permettant de s’enrichir grâce à notre travail dans les entreprises qu’elle possède, les entreprises où nous travaillons. Certaines d’entre elles étaient autrefois publiques avant d’être privatisées par la classe politique à son service.
Prenons l’exemple des autoroutes : nous payons l’addition trois fois. D’abord parce que nous y travaillons, en fournissant notre force de travail ; ensuite parce que nous payons un péage pour leur service ; enfin parce que nous continuons de payer des impôts pour entretenir les routes, alors que cet entretien était autrefois financé par les recettes des péages. Les autoroutes sont aujourd’hui concentrées entre six grands groupes qui emploient environ 12 000 personnes, et dont les actionnaires se partagent près de 4 milliards d’euros chaque année. Ce parasitisme est orchestré par une classe politique qui détourne depuis des décennies l’argent public au profit de ses maîtres : l’État verse de juteux intérêts à ceux qui lui prêtent, et chaque année des centaines de milliards d’euros de subventions publiques tombent dans les poches des monopoles. Aujourd’hui Bayrou nous demande de « faire des efforts » pour diminuer les déficits publics. On nous urine dessus et il nous dit qu’il pleut.

Le capitalisme ne tient que parce que nous entretenons cette classe parasite au pouvoir. Sa dernière aubaine, – et un danger vital pour la jeunesse, – c’est la guerre. Le budget de la Défense pour 2025 dépasse déjà 50,5 milliards d’euros. Pendant ce temps, l’hôpital craque de partout, nos universités manquent de moyens, nos droits au chômage disparaissent et l’inflation est intenable.
L’Union européenne porte une responsabilité immense dans cette situation : elle impose aux États des budgets d’austérité, facilite l’évasion fiscale et les délocalisations, et vide nos acquis sociaux au nom de la « compétitivité ». On nous promet des « réformes » pour « réarmer l’Europe », autrement dit de nouveaux cadeaux aux multinationales de l’armement possédées par la classe parasite. Face à ce funeste projet, il n’y a qu’une réponse possible : la lutte la plus large et la plus unie pour la paix et la justice sociale ! Notre avenir est en jeu car c’est la jeunesse qui paiera l’addition de leur course à la guerre. Depuis cet été, des appels jaillissent « d’en bas » : syndicats de base, collectifs d’étudiants, Gilets jaunes, tous appellent à faire du 10 septembre une journée nationale de lutte interprofessionnelle. La jeunesse doit y prendre toute sa place, aux côtés des travailleuses et travailleurs, contre les marionnettes macronistes du capitalisme.Ensemble, préparons les conditions d’une lutte unitaire qui ébranle la classe dirigeante, livrée aux intérêts de l’UE, de l’OTAN, du MEDEF et du CAC 40. Le Bureau national de la JRCF appelle tous les jeunes qui nous lisent à rejoindre le mouvement en cours pour l’amplifier et porter les revendications de la jeunesse : de l’argent pour nos salaires et nos services publics, pas pour la guerre ! L’avenir appartient aux révolutionnaires, et plus que jamais, le communisme est la jeunesse du monde !
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